Inaugurée en juillet dernier dans la Drôme, l’unité de fabrication de produits désinfectants UV-C et de luminaires d’éclairage à LED de LS-Services, ISILUX, est aujourd’hui pleinement opérationnelle. La production des premières commandes a débuté et la demande est au rendez-vous. Cette ouverture marque un changement de modèle pour cette Société Coopérative et Participative (SCOP), créée en 1995 et qui compte à ce jour 600 salariés, dont 229 sont actionnaires. Jusqu’à présent, LS-Services concentrait son activité sur les services énergétiques, mais aussi l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques au travers de sa marque ISIOHM. Avec la création en début d’année d’ISILUX, LS-Services tourne donc une nouvelle page de son histoire et fait son entrée dans l’industrie. Une étape stratégique, qui résulte du choix concerté des salariés-actionnaires et ouvre à la SCOP de nouvelles opportunités.

Genèse d’une métamorphose réussie

Basée à Décines-Charpieu dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, LS-Services se positionne comme un spécialiste dans le développement, l’installation et la maintenance des systèmes énergétiques en France depuis plus de 25 ans. Employant 600 salariés et avec un chiffre d’affaires de plus de 33 millions d’euros, l’entreprise est aujourd’hui incontournable sur l’ensemble du territoire, où elle dispose de 18 établissements, à partir desquels elle honore 20 000 clients par jour.

Arborant le statut de SCOP, son modèle repose sur l’adhésion de ses collaborateurs, dont un tiers environ est actionnaire de l’entreprise. La confiance réciproque existant entre les salariés et la direction conduit à des décisions collégiales comme celle, prise en début d’année, de basculer vers un modèle plus industriel, tout en préservant la brique servicielle. Parce que la diversification de ses métiers a toujours fait partie de son ADN, cette métamorphose a semblé très naturelle à l’ensemble du personnel. Déjà, en 2019, avec la création de sa marque ISIOHM, LS-Services partait à la conquête d’un nouveau marché : celui de l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques. Aujourd’hui, 300 salariés se consacrent à ISIOHM qui a déjà déployé près de 2 000 bornes sur l’ensemble du territoire.

Cette fois, c’est donc vers l’industrie que se tourne l’entreprise. Conçue dans une démarche d’innovation et tournée vers la santé publique, sa nouvelle activité, baptisée ISILUX, est dédiée à la fabrication de produits désinfectants UV-C et de luminaires d’éclairage à LED haute performance. Cette décision est portée par un contexte sanitaire qui exige de trouver sans attendre des solutions pour lutter efficacement contre la pandémie de Covid-19, en assurant une désinfection régulière des lieux de vie collectifs (écoles, bureaux, centres administratifs, commerces…). Pour autant, LS-Services dépasse ce simple contexte pour embrasser une ambition plus grande : celle de devenir, demain, un acteur majeur de la santé, en alliant performance et innovation technologique.

Une activité porteuse sur un marché amené à se structurer

L’unité de production d’ISILUX, inaugurée cet été dans la Drôme, est aujourd’hui pleinement opérationnelle et les premières commandes sont en cours de fabrication.

La marque se développe sur le marché dynamique des LED et des dalles désinfectantes sur deux créneaux :

  • Une gamme d’éclairage de dalles LED, permettant une consommation maîtrisée de son énergie et une lumière agréable.
  • Une gamme de dalles LED UV-C, qui grâce à la lumière UV, désinfecte 99.9 % de l’air et des surfaces d’une pièce 5 minutes seulement. Une fois l’espace vidé de ses occupants, le nettoyage se déroule grâce à un boîtier de contrôle et un code pour programmer et surveiller les cycles de désinfection. Un détecteur d’absence contrôle automatiquement le déclenchement ou l’arrêt du système pour éviter tout incident.

Si l’orientation de la production peut sembler opportuniste, elle découle en réalité d’une vision stratégique à long terme comme le précise Bertrand Garnier, son directeur général : « Les dispositifs de dalles LED UV-C développés actuellement pour faire face à l’urgence sanitaire, sont amenés à devenir structurels. Les bénéfices obtenus par cette pratique sanitaire nouvelle lui permettront de s’imposer dans le futur comme un standard, capable de contenir les épidémies annuelles et de limiter les conséquences potentielles des pandémies, telles que celles que nous connaissons ».

De nouvelles opportunités pour la SCOP et ses salariés

Le projet ISILUX a été rendu possible grâce à un investissement global de 400 000 €, ainsi que par des investissements fonciers à hauteur de 640 000 € pour rassembler, dans la région de Lyon, la production et le recyclage des produits. Des sommes qui attestent de la volonté de LS-Services de se tourner entièrement vers des activités responsables.

La promesse d’ISILUX repose sur 3 piliers : la fabrication de ses gammes en France afin de maîtriser toute la chaîne de valeur ; la longévité des produits intégrant, également, un recyclage des éclairages obsolètes ; une consommation électrique divisée par 3.

Au-delà de positionner la SCOP sur un nouveau marché, cette évolution vers une activité industrielle vise également à proposer de nouvelles opportunités d’évolution de carrière aux salariés. À ses métiers de concepteur, de commercial, d’installateur ou encore de recycleur, vient ainsi s’ajouter celui de fabricant. Encourageant fortement la mobilité interne au sein de ses équipes, LS-Services a déjà formé une trentaine de ses salariés qui ont rejoint ISILUX.

« Nous sommes très confiants quant à l’avenir de cette nouvelle activité. L’engouement des premiers clients est réel et nos salariés se sentent fiers d’apporter de nouvelles solutions à un problème sociétal qui nous concerne tous. La décision de nous développer dans un domaine industriel est une décision réfléchie et collective. Demain, nous espérons être identifiés comme un acteur solide de la santé en France et nous ne doutons pas que ce sera le cas, car nous avons confiance à la fois dans notre technologie et dans nos collaborateurs », conclut Bertrand Garnier.